
MANU BDN
RollerSkating01
Profil
À propos
J’ai connu l’époque glorieuse où les patins à roulettes se fixaient avec des sangles en cuir… Oui, du cuir ! Pas pour le style hein, mais pour faire souffrir tes pieds comme jamais. Dès que je faisais le moindre saut de trottoir (ce qui, à 7 ans, était ma spécialité), tout se barrait. Ce n’était pas du sport, c’était du rodéo.
Puis vinrent les rollers quad. Niveau confort, on était entre une botte de ski et une chaussure de sécurité. T’avais l’impression de rouler avec deux parpaings attachés aux pieds. Et ces roues dures comme du béton… Un gravillon ? Game over. T’étais projeté dans une autre dimension.
Mais un jour, miracle ! Les rollers en ligne. Là, je me suis dit “ça y est, on y est !”... Jusqu’à ce que mes pieds crient au supplice. Alors j’ai sorti le plan B : j’ai dégommé les chaussures d’origine et vissé des chaussures de rando dessus.
Au moins, je roulais confort.
1990 c’est à ce moment-là que j’ai découvert la boutique CDK à Lyon , le spécialiste du roller, ENFIN ! alléluia !!!
A cet époque j’étais souvent à Lyon pour le taf. Problème : les bouchons, les parkings introuvables…
Solution ? Les rollers. Sauf que… "Désolé monsieur, on ne rentre pas chez la Fnac en roller." 😅 Heureusement, j’ai découvert le Graal : les platines amovibles. Clic, clac, les roues dans le sac, et j’étais prêt à faire du shopping plus vite que mon ombre.
Puis j’ai continué à rouler, de ville en ville, comme une rockstar du bitume : trottoirs et rues de Lyon, Paris, Bordeaux, Dijon, Besançon, Mâcon, Bourg-en-Bresse, Annecy, Grenoble, Genève, Berne, Toulon, là où tout à basculer…
Le début de mon service militaire. Affecté à la base sous-marine, à 15 bornes de l’entrée de l’arsenal. Les bus ? Pas en phase avec eux.
On a sorti alors, les rollers avec mon frère d’armes, Jacques. Objectif : rejoindre le Petit Chicago (quartier chaud de Toulon)… avec panache et motivation.
Des années plus tard, les voies vertes débarquent, et là, c’était la folie. Rouler, rouler, rouler toujours plus loin et plus vite.
Par contre, le vent de face ? Ce n’est pas du sport, c’est un combat spirituel. On dirait que tu fais du moonwalk dans une tempête de sable.
Jusqu’à ce que je voie à la télé… des mecs sur des skis à roulettes avec des bâtons. J’ai foncé sur Internet, commandé les bâtons. Et là, les vitesses s’envolent : 25 à 30 km/h easy !
Mais le pire restait : les descentes trop raides. Tu regardes la pente, tu regardes tes roues… et tu dis non. NON.
Et c’est là que BAM 💥 l’idée est née : et si je pouvais descendre les pentes en roller comme en ski, tout en préservant mes roues et mes dents ?
Et RollerBek est né. Mon précieux. Si t’es arrivé jusqu’ici, t’es vraiment sympa. Tu mérites une médaille. Et pourquoi pas… une bonne sortie roller ensemble ?
Si vous souhaitez découvrir cette belle innovation RollerBek, je vous invite à aller faire un petit tour du côté du post, le SpeedBek…
Rentrez vous aussi dans l'histoire, faites moi part de vos itinéraires et photos de vos sorties...
A ++
Manu
